En 1978, Jacqueline et François Bories reprennent le domaine appartenant à la marraine de Jacqueline. La propriété ayant été divisée en 1872 par le jeu des successions, le terroir de Boutenac compte deux sites portant le nom des Ollieux qui se partagent les bâtiments dans une vaste cour commune. Afin d’éviter toute confusion, la famille Bories a associé Romanis au nom initial.

Après des études Universitaires, Jacqueline choisit de retourner sur les bancs de l’école pour apprendre le métier de jeune agricultrice et ainsi « redonner vie » aux OLLIEUX ROMANIS. En 1984, elle s’adjoint les services d’un régisseur, Jean-Pierre Amigues. Depuis cette date, ils dirigent, ensemble, le travail dans les vignes et en cave.

Alors que Jacqueline était née dans une famille de vignerons, François « baignait » dans le monde du vin sans avoir jamais eu de propriété. Avec la reprise des OLLIEUX ROMANIS, il réalise enfin son rêve et n’hésite pas à acheter les bonnes parcelles voisines quand l’occasion se présente. De 1980 à 1990, Jacqueline et François s’attachent à restructurer le vignoble. À cette époque, François mène de front deux affaires : usinage et gestion du domaine. En 1992, il s’installe comme notaire à Villeneuve les Béziers ce qui ne l’empêche pas de « rendre visite » à ses vignes, le matin, avant de rejoindre son étude. Passionné d’histoire, il veille sur les deux trésors maison : les grands registres qui racontent la vie du domaine soigneusement consignée depuis 1875 et les bouteilles du XIXe, enfouies dans le sable, qu’il n’ouvre que dans des circonstances exceptionnelles. Pour habiller les vins de pays Alicante et Carignan, il a « réhabilité » les étiquettes créées en 1898.

Jusqu’à la fin des années 1990, la commercialisation était assurée par un groupement de producteurs languedocien, puis par un négociant d’origine britannique venu s’installer dans la région. En 2001, les carences de ces réseaux conduisent Jacqueline et François à appeler leur fils aîné à leurs côtés. Pierre abandonne donc, plus tôt que prévu, son métier de « golden boy » à la Banque Indosuez pour restructurer entièrement les réseaux commerciaux. Dans un contexte de début de crise, il parvient à trouver de nouveaux marchés et, 4 ans plus tard, la totalité des vins produits sont vendus en bouteilles. Parallèlement, il repositionne la gamme, « rhabillée » par sa sœur Aude, graphiste-designer à Barcelone.

Désormais, Jacqueline, Jean-Pierre et Pierre forment un trio au service des OLLIEUX ROMANIS.